Le
royaume de Cendres occupant une position centrale sur le continent
d'Andelys, il bénéficie de nombreux avantages
: il possède notamment la quasi-totalité des
terrains cultivables de la région, et la situation
de sa capitale Sangji lui permet de rayonner sur tout le nord
d'Andelys. Mais la liste des inconvénients semble longue...
Ce royaume luxuriant attire les convoitises, tant de l'intérieur
que de l'extérieur. Aussi, les complots ont toujours
existés dans les différents cercles du pouvoir,
et par ailleurs les tentatives d'invasions ont été
nombreuses, notament par les hordes Barbares du Koshan, ou
les tribus Orques de l'Est.
Contenir
tous ces assauts n'est pas chose aisée, si bien que
l'activité principale des armées de Cendres
est de défendre les frontières... Il y a donc
plusieurs zones en bordure du royaume qui sont en perpétuel
conflit. C'est là la raison de l'existence des 49 forteresses
dressées sur le territoire limitrophe de Cendres.
Parmi
elles, Lorrys est une place-forte essentielle, à la
fois stratégiquement et commercialement : située
à l'embouchure du Grand Fleuve, sur la côte Est,
cette forteresse portuaire est sensée assurer la sécurité
des bâteaux en provenance du Royarchipel de Lugonia,
chargés de marchandises de qualité, et s'acheminant
vers Sangji via le Grand Fleuve. La ville de Lorrys offre
la particularité d'avoir été bâtie
le long des contreforts des Grands Monts, qui viennent mourrir
dans la baie d'Aruk. Ses rues et ruelles sont donc en pente,
descendant toutes vers le port, à flanc de montagne,
et pour la plupart bordées de tavernes ou de petits
commerces artisanaux. La circulation n'est pas facile dans
cet étroit lacis d'allées labyrinthiques où
se presse une foule compacte et hétéroclite.
Car Lorrys, depuis sa création, a toujours été
une ville ouverte sur le monde extérieur, jusqu'à
devenir une sorte de melting-pot.
La population
que l'on peut y croiser de nos jours se compose d'à
peu près toutes les espèces existentes (y compris,
hélas, quelques spécimens redoutables), et il
est connu de par le vaste monde que celui dont le but est
pacifique ou commercial ne trouvera jamais porte close à
Lorrys, qui qu'il soit. Non que la cité soit une passoire,
loin s'en faut, et d'ailleurs d'imposant remparts la ceignent
de toute part; mais plutôt à cause de la politique
pratiquée par le capitaine de la forteresse (nommé
tous les 5 ans par la famille royale de Sangji), politique
qui se veut accueillante et portée sur de bonnes relations
commerciales avec tout un chacun, sans a priori.

Lorrys
est en effet le principal point de contact entre le continent
d'Andelys et la mer, ce qui amène de nombreux visiteurs
venant parfois de très loin, attirés par l'espoir
de faire fortune grâce au commerce. Bien sûr,
un tel foisonnement implique une grande discipline de la part
de la garnison. Ainsi, pour pénétrer dans la
ville, chacun se voit demander de déposer ses armes
à l'une des deux uniques portes qui trouent les remparts.
D'autre part, un couvre-feu à lieu chaque nuit à
minuit, puis des patrouilles circulent dans les rues désertes
jusqu'à l'aube. Système efficace, puisque le
taux de criminalité de Lorrys ne dépasse pas
celui d'autres forteresses de moindre envergure.
Les entrepots
de marchandises sont établis sur la seule zone plane
de la ville, près des quais, et surveillés en
permanence.
Car malgré
toutes les protections, Lorrys est souvent la proie d'attaques
menées par les Orques qui infestent toute la côte
Est d'Andelys. Il n'est pas rare non plus de voir un navire,
à peine sortit du havre protecteur du port, se faire
prendre dans une ambuscade lorsqu'il traverse la partie du
Grand Fleuve qui se trouve dans les territoires contestés,
lieux des affrontements entre soldats et Orques.
Quant
à la logistique du port : étant voué
au transit, il n'est pas très grand, et tout un système
d'horaire a été rédigé pour permettre
au plus grand nombre de bateaux de passer chaque jour, sans
que deux d'entre eux ne se croisent dans les écluses
qui assurent le passage entre l'océan et le Grand Fleuve.